Le monde disparu de Dennis Lehanne

16716247_10154948560628798_4827856475517261011_oQu’est ce qui fait un bon roman ?

C’est la question que je me pose souvent quand je réalise à quel point je peux ne pas partager les élans et les passions de la majorité.

Finalement il n’y a sans doute pas une seule réponse à cette question mais autant de réponses que d’individus ou plutôt de lecteurs.

Personnellement je commence à comprendre ce qui fait qu’un roman trouve grâce à mes yeux : sa capacité à être visuel justement.

Si j’arrive à visionner les protagonistes dans mon cinéma personnel son dolby surround THX qu’est mon imagination alors « I have a winner ».

C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai autant de mal à accrocher à des romans où les protagonistes se (ou plutôt me) saoulent de leurs réflexions sur leurs propres sentiments et autres pensées profondes : qui suis je, ou vais je, bio ou vegan, oberkampf ou St germain des prés, futur désirable ou passé désiré, je dis souffrance, je dis abandon, je dis rage, je dis…

Aaaaaaahhhh moi je dis au secours !

Et je dis donnez moi à lire des histoires avec un début, un milieu et une fin 😉😉😉

Et avec Lehane aucune souffrance à endurer à la lecture tant cet auteur de polars remplit parfaitement mon contrat de plaisir.

De Dennis Lehane, je crois que j’ai quasiment tout dévoré. En tant que lectrice j’ai ce côté jusqu’au boutiste, quand j’aime un auteur je lis tout de lui. Et je ne crois pas que j’ai été déçue par le moindre de ses romans.

D’ailleurs le cinéma ne s’y est pas trompé et a adapté nombre de ses opus avec plus ou moins de bonheurs : la fabuleuse Mystic River, le poignant Gone baby gone, mais l’assez décevante Shutter Island…

Avec « ce monde disparu », on reste dans un des thèmes de prédilection de Lehane : les affres de la pègre bostonienne qui s’allie pour le pire avec la mafia italienne dans la Floride des années de guerre.

Un ancien caïd de la pègre qui a abandonné la violence des poings pour celle du business se retrouve visé par un contrat sur sa tête… Il va remonter le fil de cette rumeur pour découvrir qui se cache derrière et surtout la vérité qu’elle cache….

Bref si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous encourage vraiment à le découvrir. Et quitte à choisir un roman, je vous encourage à commencer par le premier de la série des Kenzie & Gennaro, « un dernier verre avant la guerre »

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2 commentaires

  1. J’avais bien aimé Shutter Island, mais je lis vraiment peu de thrillers ! Je lis aussi souvent en mode « cinéma » mais les réflexions ne me dérangent pas du tout (dans ce cas, mon imagination bascule dans le « art et essai ».^^).

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    • Dennis lehanne est sans doute le plus cinématographique des auteurs de polar, je le conseille vraiment. La série des McKenzie et Gennaro est vestimentaire top. D’ailleurs c’est d’un de ces opus qu’à été tiré le scénario de gone baby gone une superbe adaptation pour le coup

      Aimé par 1 personne

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