La colline aux esclaves de Kathleen Grissom

Le pitch

États-Unis, 1791.

Lavinia, jeune orpheline irlandaise, se retrouve domestique dans une plantation de tabac. Placée avec les esclaves noirs de la cuisine, sous la protection de Belle, la fille illégitime du maître, elle grandit dans la tendresse de cette nouvelle famille.
Cependant, Lavinia ne peut faire oublier la blancheur de sa peau : elle pénètre peu à peu dans l’univers de la grande maison et côtoie deux mondes que tout oppose. Jusqu’au jour où une histoire d’amour fait tout basculer… Le petit monde de la plantation est mis à feu et à sang, de dangereuses vérités sont dévoilées, des vies sont menacées…

 

Bon….alors…comment dire…(bon vous l’aurez compris si vous me suivez un tant soit peu (l’autre comment elle s’enflamme sur son lectorat assidu ;-))  quand je commence ainsi une phrase ça présage rien de bien bon mais bon revenons à nos moutons)  c’est pas mauvais comme roman…mais c’est pas non plus l’extase loin s’en faut.

A lire le pitch je m’étais projetée dans un roman plein d’emphase & d’ampleurs, mais à la lecture mon dieu que c’est confus, que c’est brouillon… Pourtant tous les ingrédients d’un bon roman étaient réunis : esclavage, secrets de famille et vie dans une plantation du sud américain. Las on se retrouve avec un roman dont les énormes ficelles le disputent à la vision manichéiste d’un monde certes injuste mais décrit de façon caricaturale.

D’un coté dans la grande maison vivent comme des nababs de méchants blancs contre lequel le sort va s’acharner comme une nuée de criquets sur un champ de coton : alcoolisme, incestes, folie passagère ou permanente, nouveaux nés qui meurent aussitôt avoir respiré l’air apparemment vicié de leur parentèle, violence, méchanceté bête et crasse. Mes amis il ne fait pas bon être blanc dans ce roman.

De l’autre le monde de leurs esclaves est décrit comme la somme de toutes les qualités humaines : chaleur, empathie, soutien, amour, tendresse, tolérance, abnégation. Qu’ils sont courageux ces hommes & femmes, comme ils sont bons, quelle grandeur d’âme est la leur…Bref c’est où qu’on signe pour devenir esclave dans le sud américain au 18ème siècle ?

Et pour faire le lien entre l’ombre et la lumière, entre le bien et le mal, entre l’humain et l’animal, voila Lavinia cette petite orpheline irlandaise qui se retrouve à vivre la vie d’une petite esclave tout en ayant la faveur de quelques égards du fait de sa couleur de peau. Son histoire cousue de fil blanc  et sa proximité avec le monde des esclaves ne le lui fera pas échapper aux terribles malheurs qui s’abattent à un rythme taylorien sur tous les méchants blancs dont elle fait partie ne lui en déplaise.

Une histoire tellement incohérente que sur une page sa mère est morte, la laissant seule avec son père sur ce bateau les menant dans ce pays de cocagne qu’étaient alors les Etats-Unis (ben voui depuis l’ami Donald nous a coupé toute envie d’aller y faire un tour sous peine de se voir déporter illico presto au Mexique ou à Guantanamo)…et sur la suivante, c’est son père qui est décédé de sa terrible mort en premier la laissant seule avec sa maman ressuscitée par la grâce d’une page tournée (ca tourne pas rond coté édition on dirait, faut croire que les relecteurs se sont endormis entre chaque page ;-))

Bref je suis sans doute un chouïa méchante (la moindre de mes qualités 😉 ) mais vraiment j’ai trouvé ce roman trop manichéen et improbable dans l’histoire pour vraiment accrocher. Mais bon, ça se lit si on est pas trop difficile coté littérature et qu’on a pas eu le bonheur de lire des romans d’une autre trempe que la légère dont est faite cette bluette matinée d’un soupçon d’histoire pour la caution littéraire.

 

ps : pour ceux & celles qui me connaissent, me lisent et n’ont pas été découragé par ma chronique

si le livre vous intéresse, un petit mail & je vous le mets de coté & vous l’envoie

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