La tresse de Laetitia Colombani

Le pitch :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

Bon je l’avoue…j’ai dérogé à ma sacro-sainte règle !

Pour une fois j’ai acheté un livre avant qu’il ne sorte en poche mais je dois avouer que je n’ai pas su résister au concert de louanges sur ce livre. La première fois que j’en ai entendu parler c’était sur France Inter et je dois avouer que mon intérêt a tout de suite été titillé par cette histoire de femmes qui se croisent comme les cheveux d’une tresse. Et quand j’ai pu voir que la grande librairie de France 5 en faisait également l’éloge, je me suis dit que de deux choses l’une, soit il s’agissait d’un coup marketing diablement ficelé soit d’un roman à ne pas louper.

Alors hier alors que je flânais dans les rayons d’une librairie en me sommant in petto de ne rien acheter car trop de livres m’attendaient déjà chez moi, je suis « tombée » dessus. Bon allez je l’avoue, je la cherchais un peu cette occasion de l’acheter et une fois devant eh bien impossible de ne pas mettre la main dessus (ainsi que sur quelques autres poches qui me tendaient les bras d’un air suppliant auquel je ne sais pas vraiment résister).

Me voilà donc hier soir de retour chez moi avec ma moisson du jour et immédiatement je me suis plongée dans l’histoire de ces trois femmes qui chacune sur un continent vit à sa façon un déchirement personnel. Smita l’intouchable en Inde qui refuse pour sa fille Lalita ce futur peu enviable de laveuse de latrines auquel la condamne la société indienne. Sarah la working girl canadienne dont l’univers fait de réussites professionnelles et de maitrise de soi va s’écrouler quand la maladie s’attaquera à son sein. Giulia la sicilienne qui devra prendre la succession de la fabrique familiale de perruques quand son père sera victime d’un accident.

Des femmes que rien ne rapproche mais qui sont toutes confrontées aux mêmes difficultés : aimer, élever un enfant, trouver un sens à leur vie, soutenir leurs familles…De chaque chapitre en chapitre on vit au rythme des affres et des petits bonheurs auxquelles chacune sera confrontée. Un seul lien entre ces femmes, une tresse de cheveu qui symbolisera pour chacune une forme de rédemption et une reconquête de leur destin.

J’ai refermé la dernière page du livre tard dans la soirée mais avec le sentiment d’avoir eu raison pour une fois de céder à la tentation. Le livre est diablement efficace et on le lit avec un immense plaisir sans réussir à le lâcher. Une de ces qualités est de ne pas s’enfoncer dans le pathos face à des situations qui pourtant pourraient le justifier. Maladie, discrimination, faillite autant de fléaux qui s’abattent sur ces femmes mais comme Samson elles tireront de cette tresse de cheveux une force qui leur permettra de se dépasser et de vaincre l’adversité.

Bref un roman que je vous conseille les yeux fermés tant il m’a fait perdre la notion du temps et de l’espace le temps d’une soirée.

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7 commentaires

  1. Je n’en ai pas entendu parler et j’arriverai donc à patienter jusqu’à ce qu’il sorte en poche mais je le note donc dans ma liste des « à ne pas râler ». Merci!

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  2. Bonjour, sur tes conseils lorsque nous nous sommes croisées face à toutes les nouveautés littéraires, je l’ai lu ce weekend et j’ai été très déçue … Tout est quand même très « facile », survolé et un peu cliché dans ce roman. Entre l’intouchable laveuse de latrines pour laquelle on ne ressent pas grand chose même si les premiers chapitres sont violents, et l’avocat canadienne froide et presque inhumaine…. La romance sicilienne est elle aussi trop déconnectée du contexte… Bref, une grosse déception, le thème aurait pu être plus poussé, documenté, les personnages plus recherchés et profonds… Dommage !

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    • Tu m’en vois vraiment désolée
      Personnellement c’est un roman que j’ai beaucoup apprécié et pour avoir lu de nombreuses chroniques sur d’autres blogs je sais que je ne suis pas la seule. Je t’assure que je n’ai pas d’actions chez l’éditeur, c’était juste mon coup de cœur et comme tous les coups de cœur il en va des goûts et des couleurs de chacun.

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