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20170524_195239Le pitch :

Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.

 
Malaise s’il y avait un mot par lequel résumer ce livre c’est vraiment celui-ci. Au fur et à mesure des pages que je lisais grandissait en moi ce sentiment diffus mais persistant qui me faisait régulièrement refermer le livre pour prendre une bouffée d’air

Ce livre est le premier de Houellebecq que je lis mais je ne suis pas sûre que j’en lirai d’autres. Tout dans le livre m’a posé problème : l’écriture qui détaille inpetto chacun dessentiments du protagoniste, le sujet polémique s’il en est mais également la vision assez torturée que l’ écrivain a de la société française

Pourtant nombreux ont été les avis très positifs autour de ce livre venant tout à la fois de personnes de mon entourage que je ne peux absolument pas taxer d’islamophobie comme d’autres éloignés même aux antipodes de la société arabo-musulmane de France.

Mais personnellement je me suis sentie extrêmement gênée à la lecture de ce livre d’une part car c’est typiquement le genre que j’exècre, ce genre où l’auteur s’écoute parler, penser, ecrire. Un genre qui donne la primeur aux sentiments et réflexions in petto du protagoniste plutôt qu’à l’intrigue. Mais fondamentalement la façon dont Houellebecq dépend les différentes parts de la société française et finalement ce qui m’a le plus hérissé le poil.

D’aucuns taxent ce livre d’islamophobe moi je pense qu’on peut aussi le taxer de francophobe car finalement à la lecture ce n’est pas seulement la communauté musulmane qui est fustigée mais aussi la société civile française. Pour Houellebecq s’opposeraient en France trois groupes dépeints chacun sous des couleurs absolument négatives…

D’un côté un bloc raciste et identitaire qui  refuse tout ce qui pourrait altérer l’idée d’une société française pure et millénaire…
De l’autre une société civile agarde et faible qui regarde son destin se forger sans vraiment réagir…

Et pour finir en Deus ex Machina (ou plutôt Allah ex Machina) la communauté arabomusulmane représentée par son parti politique dont les desseins machiavéliques n’ont d’égal que la volonté de recreer un empire a sa gloire.

Ce livre c’est no future no hope

Le protagoniste qui ressemble comme deux taffes de gitane à l’auteur traîne sa dépression et sa vie minable de fac en bibliothèque. Il n’a aucune ambition, aucun charisme, aucune émotion et regarde les événements de sa vie se dérouler avec apathie sans jamais donner l’impression d’en prendre sa part de responsabilité.

Et l’islam dans tout ça me direz vous ? Et bien la seule chose qu’en ait retenu Houellebecq c’est la possibilité pour les hommes d’avoir plusieurs femmes. Il semblerait que la polygamie soit d’ailleurs le moteur d’écriture de ce livre puisque c’est par elle que le protagoniste rejoindra la cause désormais dominante.

En un mot j’ai détesté cette lecture et honnêtement j’ai du mal à comprendre que les fantasmes libidineux de Houellebecq aient pu être à ce point là encensés par la critique et par les lecteurs. Dieu sait que je ne suis pas croyante et encore moins pratiquante mais cette vision dégradante de la religion est aux antipodes de celle que je connais.

Mais ce qui m’a encore plus choquée c’est la façon dont l’auteur dépeint ses concitoyens. On oscille entre des ploucs racistes et des fins de races amorphes. Bref j’ai refermé ce livre en ayant envie de vomir devant cette vision dépressive et déprimante d’une France qui n’est définitivement pas la mienne.

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