La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan

IMG_20170525_150654Le pitch :

Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Elle s’installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d’une boutique laissée à l’abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu’il n’y a plus dans le village qu’une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s’échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d’échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l’esprit d’entraide et de partage dans le village.

Vous connaissez le lait concentré sucré ?

Une cuillère et vous retombez en enfance…

Deux cuillères vous voilà avec un quasi diabète dans le sang…

Trois cuillères et vous jurez qu’on ne vous y reprendra plus…

Et bien avec ce genre de livres c’est exactement la même chose. Je me suis dit qu’après le torchon houellbecquien, ça me ferait du bien de lire un feel good book auréolé de gloire bloguesque et de critiques enthousiastes d’influenceuses parisiennes du world wide oueb.

Que nenni…là encore je crois que j’ai eu ma dose. Alors certes après le sombre & dépressif Soumission, celui-ci pourrait passe pour une agréable promenade à la La La Land. Las c’est à ce point là sirupeux et totalement improbable que la lecture devient pesante et qu’on se demande bien si l’auteur nous prend pour des dindes ou des cruches.

L’intrigue tient sur un ticket de métro et enfonce des portes ouvertes : pauvre jeune femme sans emploi cherche sens à sa vie au fin fond d’une ile perdue (parce que bien entendu quand on est au bord du gouffre financier, sans emploi et sans toit, la première chose qu’on se dit c’est « tiens si j’allais m’installer sur une ile »).

Ensuite sur ladite île elle croisera et craquera sur un charmant ricain qui après avoir été largué par sa vilaine fiancée ricaine aura abandonné carrière et argent pour devenir apiculteur et vendre son miel dans une ferme perdue au milieu de nulle part (parce que bien sur c’est ce que font tous les hommes quand ils ont un bobo au cœur au lieu de sauter sur tout ce qui bouge pour rassurer leur égo écorché par ladite damoiselle).

Mais bien sur….et la marmotte….

Des fois je me demande bien si toutes ces intrigues & ces romans ne sont pas écrits purement & simplement par d’anciens des éditions Harlequin. Les femmes sont toujours « sauvées » par des hommes qui de prime abord sont des goujats patentés mais se révèlent au fil des pages comme de doux agneaux dont le cœur a été brisé et piétiné par …une autre femme pardi.

Bref un livre facilement oubliable ou plutôt dont l’auteur n’a pas oublié la facilité….

 

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6 commentaires

  1. Ah c’est chiant d’enchaîner les déceptions!!!
    Quand tu as cité la Cornouailles, je me réjouissais d’avance grâce à un roman qui se passait là-bas que j’ai adoré (La ferme du bout du monde) mais le reste me déçoit du coup. Je ne tenterai pas du coup!
    Bonne soirée!

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    • Bon après les gouts et les couleurs ca se discute pas trop hein 😉
      Disons que j’ai peut etre fait une overdose récente de romans feel good et celui ci est la petite goutte qui fait déborder le vase.
      Apres de ce que je vois ailleurs il a été apprécié, donc ne t’arrête peut etre pas à une seule critique 😉

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