En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut

Le pitch :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui mène le bal, c’est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

C’est une histoire d’amour…pas une bluette avec ses rebondissements à la Harlequin où l’éplorée donzelle fait mine de se refuser au male dominant avant de céder devant l’évidence de son pouvoir sur elle. Non là tout au contraire c’est un amour en forme d’évidence qui s’impose à cette femme et cet homme dont l’esprit ludique et loufoque était fait pour se rencontrer.

De cette union naitra un enfant qui sera le témoin et l’acteur de cet amour devenu famille dont le quotidien se veut fantasque et qui fait la nique à la routine. Autour d’eux frayent tout un aréopage d’amis, de pique-assiettes, et même un oiseau ramené de leur lune de miel. La vie est une fête constante, de diners en expériences, ces trois là vivent une vie parallèle faisant mine de ne pas voir l’évidente dégradation de l’état de la mère de famille.

Sur le son de la musique de Nina Simone, ils dansent, s’oublient, s’aiment, s’élèvent vers le ciel cherchant à échapper aux réalités terriennes. Mais ces réalités les rattraperont inéluctablement précipitant leur fin mais pas avant qu’ils ne se lancent dans une dernière danse en forme de pied de nez à la raison.

Ce roman est comme une danse dans laquelle on se perd. Le texte nous fait tourbillonner, perdre le sens de l’équilibre, virevolter avec légèreté tant et si bien qu’on ne sait plus trop ou on en est. D’ailleurs c’est aussi ce que j’ai ressenti, on ne sait pas trop ce qu’on lit ; un roman, un poème, une ode…tout ce qu’on réalise c’est que c’est écrit avec beaucoup d’amour pour les personnages et beaucoup d’émotions parsemées ca et là derrière la loufoquerie du quotidien.

Sans doute ai-je l’esprit trop cartésien pour apprécier à sa juste valeur ce petit bijou, léger comme une bulle de champagne. Mais mon esprit n’est néanmoins pas fermé au point de ne pas réaliser qu’il s’agit d’un très beau roman, léger et doux, mais profond et sérieux sur un amour qui a voulu échapper au désespoir de  la banalité.

 

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