L’été avant la guerre de Helen Simonson

IMG_20170616_082628Ce livre fait partie de ceux dont j’avais lu sur nombre de blogs des critiques plus qu’élogieuses, alors quand il a été proposé et choisi pour être le livre à lire dans le cadre du club de lecture de Pretty Books je me suis « banco ! ». Cela faisait longtemps que j’avais envie de participer à une lecture partagée et ma foi puisqu’il venait de sortir en poche, je n’avais donc plus aucune raison d’hésiter.

Au tout début du livre je me suis sentie plongée dans une atmosphère assez semblable à celle de Downton Abbey. Ou plutôt étant une afficionada (ou afficionadette ? ou afficinadatida 😉 ) de cette série, j’ai immédiatement imaginé que les personnages du roman sur l’écran noir de mon imagination évoluait dans un univers semblable à celui de la famille du comte de Grantham. Et c’est sans doute mon amour pour les résidents de Downton Abbey tant upstairs que downstairs qui a sauvé ce roman de l’envoi assez rapide au cimetière des livres abandonnés faute d’intérêt.

Car soyons bien claire, je me suis accrochée comme une naufragée au radeau de la méduse pour en venir à bout. Y avait il quelque chose qui m’avait échappé ? Je le lisais et ne comprenais pas une seconde l’emballement collectif pour ce livre. Quel ennui…quel vide…quelle absence de modernité…J’ai vaguement eu l’impression de lire un roman des sœurs Brönte la sensibilité et la subtilité en moins.

Les personnages sont d’un caricatural et les intrigues d’un prévisible qui ne donnent pas vraiment envie de s’y attacher. Et puis l’absence d’action pendant les deux premiers tiers du livre fait que j’ai senti grandir en moi un ennui monstrueux à la lecture de ces chapitres qui se suivaient sans apporter rien de particulier ni de nouveau. Un peu d’action s’est immiscée au dernier tiers du roman, quand la guerre arrive dans la vie des protagonistes. J’en étais limite à m’écrier « Enfin !» tant le début du roman ressemble à un épisode de Derrick doublé en finlandais et sous-titré en serbo-croate.

Bref un peu comme pour le battage médiatique autour de la saga des amies prodigieuse(ment chiantes 😉 ) de Elena Ferrante j’avoue que je suis passée à côté de ce qui semble avoir fait le succès de cet été avant la guerre. Je reconnais que l’écriture est fluide et que le souci du détail honore l’auteur, mais elle aurait gagner à raccourcir d’un bon tiers son roman pour le rendre plus palpitant et vivant.

Pour ceux et celles que je n’ai pas découragé 😉

Le pitch :

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c’est l’occasion pour Beatrice Nash, vingt-trois ans, nouvelle professeure de latin récemment débarquée dans la petite ville, de faire plus ample connaissance avec les personnalités locales. Elle est chaperonnée par Agatha Kent, dont les deux neveux, Daniel et Hugh, ne la laissent pas insensible, bien qu’elle ait fait voeu de célibat. Orpheline et sous la tutelle d’une famille bien-pensante, Beatrice veut gagner son indépendance et devenir écrivain, des choix audacieux pour une jeune fi lle sans le sou en ce début de siècle.

 

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