Les yeux couleur pluie de Sophie Tal Men

20170626_204504Je lis trop.

Non !

Je lis trop de romans.

Non !!

Je lis trop de romans du même genre à la suite.

Voilà oui c’est ça !!!

J’ai compris que je lis trop de romans du même genre à la suite sans varier les plaisirs et au final j’arrive à saturation au bout du énième roman qui me tombe entre les mains. Charmée par un feel-good roman, j’en attaque un autre, puis me roule de plaisir dans un autre, puis me vautre dans un suivant et là on frise l’indigestion.

Dans ces cas là, c’est un peu comme après avoir découvert une boite de gâteaux qu’on adore (enfin dans mon cas ça serait plutôt un Comté ou un Roquefort 😉 ) , on en déguste un avec des gémissements, on en grignote un second avec amour, on s’en enfile une autre bonne dizaine avec culpabilité et quand arrive la fin de la boite on regarde sa culotte de vache (oui perso j’ai quitté l’ère chevaline pour rejoindre celle des ruminants en terme de tour de hanche) et on se morigène d’avoir cédé à ce dernier tout en jurant sur la tête des enfants qu’en tant que nullipare je n’ai pas qu’on ne m’y reprendra plus.

Je crois que c’est un peu ce qui m’est arrivé avec ce roman et ça m’ennuie car il a des qualités à n’en pas douter mais à vrai dire il arrive dans mes lectures à la fin d’un cycle de trop nombreux feel-good book lus dernièrement. Et puis je ne vais pas vous mentir,  j’ai rencontré (et admiré) la (belle) Sophie Tal Men à l’occasion de Saint Maur en Poche et  dur dur d’être objective tant elle a été adorable et humble au moment de dédicacer son livre. Bon allez je vais tacher de rester objective (car c’est ce qu’attend de moi mon public d’un million de followers bien entendu 😉 ) tout en étant constructive.

Commençons par l’histoire : Marie-Lou toute fraiche émoulue de sa Savoie natale se voit obliger de quitter ses montagnes pour aller faire son internat de neurologie à Brest. Sur place elle va vivre en colocation avec Anna, une charmante interne qui va l’aider à s’intégrer à la vie bretonne et à son poste d’interne. Mais pas que…puisqu’Anna a l’heur et l’avantage d’avoir un cousin grand, beau, musclé et surfeur qui va (bien entendu) devenir le centre d’intérêt de Marie-Lou.

Bon parfois c’est un peu improbable en termes d’intrigue. Les relations entre les internes, le corps médical et les patients auraient mérité d’être un peu plus creusées et moins verser dans la caricature. Mais bon il ne s’agit pas là d’un roman de Martin Winckler, mais d’une charmante bluette bretonne qui fait passer le temps allongée sur la plage.

C’est mignonnet, c’est roromantique, c’est choupinou et ca se lit sans trop de difficultés mais ca ne restera clairement pas dans le top 50 des livres qui m’ont marquée. Mais je suis sure que j’aurai plus apprécié ce livre si il n’était pas arrivée après de nombreux autres similaires. En tous les cas je n’en regrette pas du tout la lecture, c’est distrayant, rafraichissant et il m’a offert une bouffée de fraicheur bienvenue avec la chaleur récente.

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