Belgravia de Julian Fellowes

J’adore la lecture mais mon petit péché mignon ce sont les séries TV que je binge watche à qui mieux mieux : Game of Thrones, Homeland, House of cards, The Good Wife, The Newsroom, Lost, Ray donovan, Suits, This is us, The Mindy Project, Madam Secretary, Law & order SVU, Blue Bloods….je n’en manque jamais aucune et c’est toujours avec plaisir que j’abandonne 20 à 40 minutes de mon temps pour regarder le dernier épisode tout frais sorti du petit écran.

Il y a quelques années j’ai découvert (comme tout le monde me direz vous, l’originalité n’étant pas ma qualité de référence) Downton Abbey. De prime abord je dois dire que je ne pensais pas apprécier ce type de série que je percevais comme un peu trop poussiéreuse à mon gout. Maaaaiiiis comme le dit si bien le proverbe, il ne faut jamais dire « Fellowes je ne gouterai pas de ton script ».  Tant et si bien que j’ai été littéralement scotchée par tant upstairs avec les Crawleys que downstairs avec les domestiques en charge de leur maisonnée.

En découvrant un peu plus cette série j’ai réalisé que son auteur n’était rien de moins que celui qui avait scénarisé et produit Gosford Park, un petit bijou dont les similitudes avec Downton Abbey me sont devenues manifeste dans la dynamique entre serviteurs & maitres. Alors en découvrant dans un Relay un roman signé de ce maitre de l’intrigue à l’anglaise, il a aussitôt rejoint ma PAL déjà fort conséquente.

Belgravia vous connaissez ? C’est un des quartiers aujourd’hui les plus prisés de Londres qui a été construit autour des années 1830 par un architecte de génie Thomas Cubbit. Ce quartier était dès sa construction un des plus cotés de l’aristocratie anglaise et il est resté jusqu’à ce jour l’un des plus riches de Londres. C’est dans cet environnement que se passe l’intrigue du roman de Julian Fellowes qui démarre au début du 19eme siècle à Bruxelles où s’organisent les préparatifs de ce qui restera à jamais une des plus grandes batailles européennes : Waterloo.

Alors que l’aristocratie anglaise est largement représentée dans les rangs du commandement militaire, c’est plutôt la vie de la famille Trenchard en charge de l’intendance dont on va suivre l’histoire. Histoire qui débute avec un grand bal qui marquera l’histoire puisqu’il sera le dernier moment d’insouciance partagé par toute une génération de jeunes hommes qui sera sacrifiée sur le champ de bataille. Et c’est à cette occasion que va se jouer le nœud d’un secret qui poursuivra les personnages durant tout le roman.

Dans ce livre, ce sont vraiment deux mondes qui s’affrontent : celui de l’aristocratie qui voit peu à peu sa superbe et de ses prérogatives diminuer au profiter d’une bourgeoisie qui se développe par la seule force de son travail et non de ses ancêtres. C’est ainsi que les Trenchard, de simples intendants de temps de guerre vont creuser leur sillon pour devenir une des familles en vue du tout Londres grâce à l’ambition de son patriarche et son implication dans la création de Belgravia, le nouveau quartier où tous les aristocrates veulent s’installer.

Quand le secret que couvaient jalousement les Trenchard sera découvert, ces mondes qui se côtoient sans s’accorder respect ou considération vont devoir enfin se confronter. Bassesse et coups bas vont s’enchainer pour empêcher la vérité de se faire au sujet des origines du mystérieux Charles Pope que tout le monde semble vouloir s’attacher la préférence. Qui est-il ? Quels secrets sa naissance renferme t elle ? Quel impact la vérité aura-t-elle sur l’ordre établi… Ce sont ces questions auxquelles l’auteur devra répondre pour qu’enfin le mystère n’en soit plus un.

Je dois dire que je me suis vraiment laissée emporter par la lecture de ce roman et que je le conseille aux amateurs de Fellowes. Le détail et la minutie avec lesquels il décrit les rapports humains entre classes sociales est passionnant et j’ai été enchantée par la lecture de la majorité du roman. Majorité car je dois bien le concéder j’ai été assez déçue par le dernier quart, non qu’il soit mal écrit mais le dénouement m’est apparu comme bien trop convenu et disons le à la limite de la naïveté. Dommage que l’auteur n’ait pas osé rebattre les cartes et nous offrir un finish à la hauteur du reste du livre.

Bref un roman tout en dentelles et crinolines mais pas assez arsenic à mon goût 😉

 

 

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