Bakhita de Véronique Olmi et Soirée de remise du grand prix des blogueurs littéraires

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Je crois que plus le temps passe, moins le titre de mon blog ne me sied 😉 J’avais toujours à cœur d’attendre le format poche pour lire les sorties littéraires et depuis quelques mois j’avoue que je cède à toutes les sirènes des grands formats.

La faute à qui ?

A vous bien sûr 😉 !

Vous qui tenez des blogs/insta formidables qui me donnent continuellement envie de lire les romans qui vous ont plu et dont vous parlez avec une telle emphase que je n’arrive plus à résister à l’envie de me ruiner en librairie.

Au titre des romans dont toute la blogosphère et l’instamonde bruissaient d’éloges et d’enthousiasme : Bakhita de Véronique Olmi. En étant très honnête le sujet m’intéressait assez moyennement au départ et si j’ai décidé de sauter le pas c’est plutôt quand la sublime Agathe the book m’a donné la possibilité de participer à la soirée de remise du Grand prix des blogueurs littéraires. Car ce livre a reçu ce grand sacrement à l’issue d’un vote entre blogueurs littéraires et a inauguré cette tradition à qui je souhaite un grand avenir.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre Bakhita. Je vais être encore plus honnête en vous révélant que je n’ai pas voté pour elle…ou du moins si j’avais eu à choisir un livre j’aurai privilégié d’autres nouveautés de la rentrée littéraire comme « Nos richesses » de Kaouther Adimi ou « L’art de perdre » d’Alice Zeniter que j’ai largement préféré. (Le premier ou la première qui me dit que je me manque totalement d’objectivité s’agissant d’auteures & d’histoires algériennes aura tout à fait raison 😉 )

Qui est Bakhita ?

C’est justement ce qu’elle essaiera toute sa vie de définir. Une petite fille arrachée brutalement à sa famille soudanaise pour être vendue comme esclave puis comme seconde mère pour une enfant à la génitrice défaillante avant de rejoindre les voies impénétrables du seigneur pour devenir une religieuse sanctifiée à son corps défendant par l’Italie de Mussolini.

Avec elle on suit durant la première partie du roman la signification de la vie d’esclavage auquel rien ne la destinait. Ce fut tellement douloureux que j’avoue avoir failli lâcher ce livre à de multiples reprises. Aucun espoir ne semblait poindre page après page au sein de cet enfer que lui faisait vivre ces hommes qui faisaient commerce des corps humains comme de vulgaires marchandises.

L’expression « L’homme est un loup pour l’homme » est largement illustrée dans ce roman où la vie d’une enfant n’a pas plus de valeur que celle d’un animal (quoique de nos jours et dans notre société ces derniers sont mieux traités). En lisant ces pages, je ne pouvais que faire le parallèle avec l’actualité des migrants africains réduits en esclavage en Lybie, preuve s’il en est que l’évolution dont nos sociétés se targuent tant peut être oubliée assez vite face à des perspectives de profits.

J’ai surmonté mon aversion pour cette première partie du roman et ait continué pour atteindre la seconde moitié de la vie Bakhita qui s’est déroulé en Italie. C’est ce pays qui lui permettra de se libérer progressivement des chaines de l’esclavage pour choisir paradoxalement (ou pas selon que l’on réfléchisse au cheminement de cette femme) d’enchainer son destin à celui de Dieu en devenant sœur dans un ordre religieux. Dieu merci (c’est le cas le dire 😉 ) cette seconde partie était bien plus lumineuse et aspirationnelle (bon j’avoue, j’avoue je fais du marketing d’où le terme inexistant dans le dico mais usité à foison en réunion). Du coup j’ai pris bien plus de plaisir à lire ce roman et je dois reconnaitre que j’attendais avec impatience le moment de le retrouver le soir venu.

Globalement il s’agit bien d’un excellent roman et je peux comprendre qu’il ait plu à tant de blogueurs littéraires mais j’ai regretté plusieurs choses dans l’écriture qui font que je ne l’aurai pas forcément préféré à d’autres. Comme je l’ai dit précédemment la différence entre les deux parties du livre est immense et la noirceur absolue de la première partie pourrait décourager bien des lecteurs qui n’auraient pas forcément le cœur (et l’estomac) assez accroché. Mais ce qui m’a le plus gênée pour l’histoire aussi profonde d’une femme aussi courageuse est le choix d’un narrateur externe à l’histoire qui introduit une grande distance et de froideur dans le récit.

Mais la lecture de Bakhita m’a offert deux magnifiques cadeaux :

Le premier est la possibilité de participer à la soirée de remise du grand prix des blogueurs littéraires vendredi dernier et d’y rencontrer nombres de blogueuses tout aussi passionnées que je le suis de littérature.

Le second est la découverte d’un merveilleux lieu avec la Librairie de l’instant dans le 15ème. Ma « charmante » ville d’Ivry sur seine (un trait d’ironie vendue aux forces obscures capitalistes s’est glissé dans ma phrase sauras tu la trouver cher lecteur ? 😉 ) n’a qu’une seule librairie et à mon plus regret elle n’a que pour seul objectif de diffuser une littérature communistogauchisantemarxistoleninotrotskyste. C’est donc avec bonheur que je découvre ces endroits où le plaisir de la lecture se conjugue avec un environnement cosy & accueillant.

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Moi qui ne suis pas spécialement timide (doux euphémisme inside) j’ai pourtant horreur de me rendre dans les soirées parisiennes car j’ai toujours peur d’y être perçue comme un éléphant dans un magasin de porcelaine (au sens propre comme au figuré). Mais cette soirée-là ne m’a pas du tout fait ressentir mon lot habituel d’inconfort car au contraire j’avais l’impression d’y avoir ma place et d’être la bienvenue. L’organisation aux petits oignons du groupe fédéré par Agathe the book et la gentillesse dont on fait preuve à mon encontre les demoiselles rencontrées y est sans doute pour beaucoup.

IMG_20180126_200031.jpgAlors même si j’ai aimé raisonnablement le livre de Véronique Olmi, ce qu’il m’a offert comme opportunités de rencontres valait largement la peine & le plaisir de le lire.

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